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Le français est dans la place et c’est un peu grâce à nous

Hello guys and welcome in the Outaouais.

Sans l’industrie forestière, il y a de fortes chances que l’ensemble de la population d’ici aujourd’hui parle anglais et que ce texte serait entièrement écrit dans la langue de Bill Gates.

Mais comme vous le constatez chaque jour, les francophones sont nombreux et très bien implantés dans la région de la capitale fédérale. Et il y a un peu de nous là-dedans.

De rien, ça nous fait plaisir! 

Mais outre prendre du mérite pour quelque chose qui ne nous revient pas tant que ça, nous avons surtout le goût de vous raconter l’histoire derrière la corrélation entre francophonie et industrie forestière dans la région.

Tout commence avec une nouvelle technique de construction

Aujourd’hui, il est difficile pour nous d’imaginer qu’une nouvelle invention puisse révolutionner notre vie. Nous avons un peu l’impression que tout a déjà été inventé. Mais ça n’a pas toujours été le cas.

Allez Marty! 88 miles à l’heure direction les années 1830.

Dans le temps, on fabriquait les maisons différemment. Le concept d’ossature d’un bâtiment n’existait pas. Quand tu voulais te construire une maison, tu devais savoir exactement les dimensions que tu voulais pour chacune de tes pièces. Si tu voulais un mur de 18’ de long, tu devais trouver des arbres de 18’ de long pour en extraire les planches dont tu avais besoin.

Chaque pièce était conçue comme un bloc indépendant des autres et tous les blocs étaient rassemblés ensemble pour donner l’édifice complet. Cette technique, surnommée le pièce par pièce, exigeait des arbres immenses qui se trouvaient de plus en plus difficilement dans l’Ouest américain.

Voyant la pénurie pointer le bout de son nez, une nouvelle technique a été développée avec une ossature, qui ressemble à notre façon de faire actuelle, à base de 2”x4” et de 2”x6” qui n’avait plus besoin d’être de longueur excessive.

Nouveau besoin, nouveau marché d’approvisionnement

Ce changement de façon de faire dans le domaine de la construction modifie beaucoup de choses. Ça implique, entre autres choses, qu’il n’est plus nécessaire de se diriger toujours plus à l’Ouest à la recherche des immenses arbres qui s’y retrouvent. Des arbres plus petits sont tout d’un coup super attrayants pour les constructeurs et ils sont accessibles à proximité des grands marchés de l’époque. 

L’Outaouais, avec ses immenses forêts de pins blancs et d’épinettes blanches, est avantageusement positionné pour approvisionner les États-Unis, et a donc l’opportunité de devenir une plaque tournante de cette nouvelle économie.

Attirés par les nombreux emplois, les travailleurs francophones s’installent en masse dans la région et transforment le paysage démographique.

Le français est dans la place et c’est un peu grâce à nous.

Pas besoin de nous remercier.