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Devenir électromécanienne et briser les préjugés

Camille_PayetteMétiers non traditionnels : la passion d’abord!

En septembre dernier, Camille Payette a débuté son programme en électromécanique de systèmes automatisés à l’École des métiers spécialisés Asticou. Parmi la vingtaine d’étudiants qui ont commencé la formation, elles ne sont que deux filles. À 20 ans, Camille se sent enfin à sa place et se réjouit d’avoir choisi un métier non traditionnel.

CB : Camille, qu’est-ce c’est qu’un·e électromécanicien·e ?

CP : L’électromécanicien, c’est deux employés en un ! Tu es à la fois un électricien et un mécanicien. Quand on parle de systèmes automatisés, on fait généralement référence à des machines industrielles. Par exemple, si une turbine arrête de fonctionner, tu dois trouver le problème et la réparer. L’origine peut être autant électrique que mécanique. Ce n’est pas comme la mécanique automobile, on travaille sur de très grosses machines dans des usines.

CB : Quelles qualités sont recherchées pour être un·e bon·ne ·e électromécanicien·e ?

CP : Ça prend de l’écoute et de la minutie. Aussi, il faut vraiment être bon pour bien identifier les problèmes, puis les éliminer. Si tu fais une erreur, ça peut être crucial.

CB : Comment as-tu découvert ce métier ?

CP : Lorsque j’ai quitté le secondaire, je ne savais pas trop quoi faire. Je n’avais pas eu mon diplôme, mais j’ai commencé à regarder les formations quand j’étais à l’école des adultes. Dans ma région de Maniwaki, il n’y a pas beaucoup de DEP. Je voulais faire celui en mécanique de véhicules légers, mais il n’y avait pas assez d’inscriptions.

Puis, mon père m’a parlé de son métier… Il est électromécanicien ! Il fait ça depuis très longtemps, mais je n’y avais jamais vraiment pensé. En fait, depuis que je suis petite, il m’a montré plein de choses en mécanique. Je savais que je ne voulais pas être assise devant un bureau, et je suis vraiment contente de mon choix !

CB : En tant que fille dans un métier traditionnellement masculin, comment te sens-tu ? 

CP: Pour l’instant, dans mes études, ça ne fait aucune différence. Je m’entends bien avec tous les garçons de ma classe. Ils m’ont acceptée comme un gars !

C’est sûr que ça serait l’fun de voir des femmes. On se sentirait moins oubliées. Je dirais aux filles de ne pas avoir peur d’aller dans un métier non traditionnel. Il y a vraiment de très beaux métiers, si tu as des habiletés manuelles. Ça pourrait convenir à beaucoup de femmes. Je suggère vraiment à celles qui hésitent à participer aux journées portes ouvertes dans les centres de DEP.

CB : Où te vois-tu dans quelques années ?

J’aimerais beaucoup travailler pour Hydro-Québec. Ça serait mon objectif ! J’ai également déjà pensé au domaine forestier. Dans mon coin, il y a Louisiana Pacific, qui transforme le bois en bois de construction. Beaucoup de personnes dans mon entourage y travaillent.

J’aurai aussi l’occasion de faire des stages dans mon programme dans ma deuxième année, ce qui pourrait m’ouvrir des portes et me permettre d’essayer différentes avenues.

Pour en apprendre plus sur le métier d’électromécanicien en systèmes automatisés et les emplois dits non traditionnels :

École des métiers spécialisés Asticou

Métiers Québec — Électromécanicien en systèmes automatisés

Accès Travail Femmes — Guide des métiers non traditionnels

Pour en lire plus : Devenir machiniste quand on est une femme