Menusuiseries Lauriault : en croissance depuis 1974

Les Menuiseries Lauriault, membre de Collectif Bois, se spécialisent dans la fabrication et la pose de divers produits du bois, en particulier les escaliers, les rampes et les moulures. Établie à Gatineau depuis 45 ans, l’entreprise familiale compte près de 20 employés. Rencontre avec Alexandre Daneault, le directeur administratif depuis 20 ans.

Collectif Bois : Comment vos produits se distinguent-ils des autres?

Alexandre Daneault : Chaque escalier est unique. Nous travaillons toujours sur mesure. La complexité est de travailler avec l’espace 3D, par exemple il faut que la rampe s’insère bien. La majorité de nos escaliers sont faits d’érable, de chêne ou de merisier, mais nous travaillons également avec le jatoba, le santos mahogany, le noyer, le frêne, le hêtre, le cerisier, le pin blanc et le pin rouge. Nous fabriquons des escaliers aux limons en pin (puis recouverts de tapis ou peints) ou encore en contre-plaqué (ensuite revêtus de céramique), avec des contremarches, à aire ouverte, à tenon et mortaise, à poutre double, à poutre centrale ou bien encore hélicoïdal…

CB : Quelle est votre type de clientèle?

AD : Nous avons 50 % de contracteurs et 50 % de clients dans le domaine résidentiel.

CB : Quelle est votre plus grande fierté?

AD : Outre le fait que l’entreprise est en croissance constante depuis 1974, notre projet qui nous remplit de fierté est celui pour la Maison personnelle. Nous avons travaillé avec l’architecte Mathieu Lapalme, qui a pris le temps de regarder les côtés techniques. Ensemble, nous avons réalisé ce magnifique projet d’escalier (ci-bas).

CB : En 45 ans, quels sont les plus grands changements que vous avez connus?

AD : L’avènement des médias sociaux a certainement changé notre relation avec les clients. Nous devons publier nos réalisations quotidiennement. Aussi, les clients sont bombardés d’idées sur Pinterest et Instagram. Et parfois, leurs rêves ne concordent pas avec leur budget! Avant, les possibilités étaient très standard, alors que maintenant, le choix est illimité.

CB : Quels défis rencontrez-vous?

AD : On a eu quelques défis de main d’œuvre, maintenant résolus. L’école en ébénisterie dans la Vallée-de-la-lièvre, l’école des métiers à Asticou et le Collège Algonquin aident beaucoup. Les postes spécifiques sont plus difficiles à pourvoir, comme assembleur d’escalier ou peintre finisseur, car il n’y a pas de formation précise dans la région.

CB : Qu’est-ce qui est à la mode présentement?

AD : La clientèle recherche ce qui est épuré, moderne, contemporain. Le verre trempé pour les garde-corps est très recherché. Le noir a remplacé le Stainless steel. Souvent, ce qui parait simple est souvent le plus compliqué!

CB : Qu’est-ce que vous retirez de votre affiliation avec Collectif Bois?

AD : Nous sommes plus à l’affut de ce qui est disponible comme subventions gouvernementales, nous avons une meilleure visibilité pour l’affichage d’emplois et nous pouvons discuter de nos défis auprès d’autres entreprises du secteur, par exemple où aller recruter pour la main-d’œuvre, où s’approvisionner, quels sont les meilleurs fournisseurs, etc.