Des ateliers pour sensibiliser à la forêt

Le Collectif Bois et Enviro Éduc-Action offrent aux établissements d’enseignement de la région de l’Outaouais un programme clé-en-main de sorties en forêts. Les classes en forêt veulent faire prendre conscience aux jeunes de l’importance des forêts du Québec d’un point de vue social, environnemental et économique. Ces sorties peuvent avoir lieu dans une forêt de proximité, tout près de votre école, ou dans un parc régional, à tout moment de l’année.

Saviez-vous que cela fait 10 000 ans seulement qu’il y a des forêts dans le sud du Québec? « Avant, le territoire était recouvert de 3 km de glace, explique la guide d’Enviro Éduc-Action, Anaïs Venegas-Gagnon.  Leurs racines sécrètent de l’acide qui désagrège la roche ce qui rend les minéraux disponibles à l’absorption. Par la suite, lorsque la mousse meurt, elle se décompose – comme le compost. Cela contribue à créer tranquillement  un sol de plus en plus épais et, par le fait même, de plus en plus propice à accueillir des plantes plus grosses. »

C’est ainsi que débute notre classe en forêt au Parc du Lac Beauchamp, auprès d’une population adulte en francisation. Certains étaient fraîchement arrivés au Québec, d’autres en étaient à leur énième hiver.

Benjamin, 7e niveau en francisation, était architecte au Mexique et est en processus d’équivalences au Québec : « Au Mexique, toute la construction est en briques et ici, c’est avec le bois. J’adore cet atelier, car cela apprend aux immigrants d’aimer et respecter la nature au Québec. Au Mexique, il y a un faible souci de l’environnement dans les villes rurales. Les grandes villes font du recyclage, mais pas les petites. »

Nous poursuivons notre marche et la guide explique que, comme nous présentement, les forêts sont toujours en mouvement. « Les perturbations de l’écosystème forestier sont nombreuses, pensons aux insectes, aux vents (le chablis) et aux incendies. Après la forêt se régénère. » « Elle nous explique les différences entre la déforestation et la récolte de bois; elle en surprend plusieurs en affirmant que la coupe de bois peut être une bonne chose pour la nature!

Je marche à côté d’une guide naturaliste en Californie. « L’écosystème y est très différent de celui du Québec, explique-t-elle. Je connais beaucoup sur la Californie et je veux en apprendre beaucoup sur le Québec. La guide m’apporte un nouveau regard envers la forêt. J’aime les quatre saisons ici, surtout qu’on peut pratiquer différents sports. En Californie, il y a beaucoup de chênes et pour certains, il faut un permis pour les couper. »

Moi-même, qui a fait mes premiers pas dans cette forêt du Lac Beauchamp, j’en apprends beaucoup… Saviez-vous que les conifères acidifient le sol? Les aiguilles en tombant et en se décomposant induisent une acidité du sol. Les feuillus peuvent donc difficilement s’y développer. Les conifères peuvent ainsi envahir des parcelles d’une forêt, petit à petit.

L’heure et demie tire à sa fin et les élèves retournent en classe – entourée de murs. La guide en profite pour leur parler de la pénurie de main d’œuvre dans l’industrie forestière. Plusieurs sont intéressés à travailler dans ce milieu dynamique qui nous lie tous, peu importe d’où l’on vient.

Si vous êtes intéressé à faire vivre à vos élèves une sortie en forêt des plus enrichissantes, nous vous invitons à écrire à Charles Blais à l’adresse suivante :  info@collectifbois.ca L’ensemble des coûts de déplacement (autobus) et d’animation spécialisée (Enviro Éduc-Action et/ou ses partenaires) est assumé par le programme « Culture forestière » géré par le Collectif Bois.